Les députés européens ont rejoint Strasbourg à vélo !
Par Les Verts 53,
mardi 14 juillet 2009 à 19:04
Catégorie : Européenne 7 juin 2009

Ce mardi 14 juillet Ouest-France a fait sa Une avec la rentrée des Eurodéputés à Strasbourg. Sur la photo Eva Joly est en tête du peloton, suivie de prêt par Yannick Jadot et Catherine Grèze, colistière de José Bové dans le sud est, devant une nuée de journalistes.
En page intérieure c'est Nicole-Kill Nielsen, élue de Rennes qui occupe la vedette de cette rentrée (photo et texte à suivre)
La Rennaise élue par surprise se met en selle

Légende de la photo Nicole Kiil-Nielsen (vêtue d'un t-shirt) et Hélène Flautre, élues, l'une de l'Ouest, l'autre du Nord-Ouest, arrivent à vélo au Parlement européen de Strasbourg. : Reuters
En pédalant aux côtés d'Eva Joly dans les rues de Strasbourg, Nicole Kiil-Nielsen arbore un grand sourire. Comme une vingtaine d'autres députés du groupe Verts/Alliance libre européenne, la nouvelle eurodéputée rennaise s'est présentée hier après-midi au Parlement de Strasbourg à vélo, vêtue d'un tee-shirt « Stop Barroso ». Juste à leur arrivée devant l'immense bâtiment, un orchestre interprète L'Hymne à la joie. « J'avoue que je suis émue. »
Début juin, cette militante des Verts et de la cause des femmes, 60 ans cet été, était pourtant loin de s'imaginer au coeur de la machine européenne : « Je me suis présentée avec l'idée de faire un bon score. Pas d'être élue. » Finalement, le 7 juin, elle gagne son ticket pour Bruxelles avec Yannick Jadot, tête de liste du Grand Ouest. « C'est miraculeux, » dit-elle encore aujourd'hui.
Retraite précipitée de l'Éducation nationale
Depuis, elle a l'impression d'avoir toujours une valise à la main et mesure le poids des responsabilités. Il y a aussi les petites fiertés. Dans le groupe Verts, le hasard de l'alphabet l'a placée à côté d'Eva Joly. « On se complète, m'a-t-elle lancé la première fois. Tu es la Française avec un nom nordique, et moi, la Nordique avec un nom français. »
Cette élection « surprise » bouleverse toutefois sa vie de conseillère principale d'éducation dans un collège de la capitale bretonne. « Je pensais encore travailler deux ans pour avoir mes droits à la retraite. » Là , elle vient d'abandonner l'Éducation nationale et, entre mille autres choses, elle prépare le déménagement de son logement de fonction.
Un projet qu'il faut mener de front avec la découverte concrète de la vie de député :s'installer dans ses bureaux des deux parlements, trouver un hébergement bruxellois pour les cinq ans à venir, embaucher deux assistants parlementaires, une Géorgienne et un Breton, louer un local à Rennes pour un collaborateur dans sa circonscription... « Comme je ne pensais pas être élue, je vais avoir des devoirs de vacances », sourit-elle.
Nicole Kiil-Nielsen n'est pourtant pas une novice de l'Europe et de l'international. Son parcours personnel le prouve. Elle a rencontré Lars, son mari danois, au Portugal. Et son ancien poste d'adjointe au maire de Rennes à la solidarité internationale l'a amenée à prendre le thé avec le commandant Massoud dans les montagnes afghanes ou à sillonner le sud de la Cisjordanie.
Ce n'est donc pas un hasard si, à Strasbourg, elle a obtenu une place dans trois commissions :les affaires étrangères, les droits humains, les droits des femmes. Hier, lors de la réunion de son groupe, elle a également eu la confirmation qu'elle sera dans les délégations Afghanistan et Palestine. Elle a aussi eu un avant-goût de l'art européen du compromis. À propos des tractations pour les postes dans les commissions, elle lance à Daniel Cohn-Bendit : « À gauche ». Le président de groupe lui répond gentiment : « Si tu ne regardes qu'à gauche, tu vas parfois te tromper dans ce Parlement. » La vie d'eurodéputée commence.
Gilles KERDREUX.






Propulsé par DotClear