Communiqué de presse du 5 janvier 2009
Ce Mercredi 7 janvier, quatre militants du Groupe d’actions non violentes anti-nucléaires (Ganva) comparaissaient devant le tribunal de Caen pour avoir bloqué, en juillet dernier, la circulation d’un train de déchets nucléaires.
Les Verts soutiennent ces militants et appellent à leur relaxe. L’action poursuivie s’est déroulée de façon absolument non-violente. En aucun cas elle n’a mis en péril ni la santé ni l’environnement. Cette action, comme beaucoup d’autres actions avant et après celle-ci, a permis d’attirer l’attention sur la dangerosité persistante des transports de matières radioactives, et sur l’opacité scandaleuse qui entoure leur gestion. Elle a rappelé, enfin, que le recours aveugle au nucléaire ne fait en aucun cas consensus dans la société française.
Les Verts étaient présents à Caen mercredi 7 janvier auprès des militants poursuivis et appellent à leur manifester une forte solidarité. Ils seront notamment représentés par Mickaël Marie, membre du Collège exécutif. Alors que le chantier de l’EPR se poursuit, alors que la construction de la ligne THT Cotentin-Maine s’impose au mépris des populations concernées et de leurs élus, la mobilisation de tous et toutes est capitale.
Les réquisitions
Selon l'AFP 7 janvier 2008 - CAEN - Quatre militants antinucléaires ont comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Caen pour s'être enchaînés en juillet 2008 à une voie ferrée que devait emprunter un convoi de combustible nucléaire usé italien pour rejoindre l'usine Areva de La Hague (Manche). Quatre mois de prison avec sursis ont été requis à l'encontre des quatre prévenus, âgés de 21 à 32 ans, par le substitut du procureur de la République Emilie Soubeiran.
Des réquisitions qui ont "extrêmement surpris" l'avocat de la défense Olivier Lehoux qui s'attendait à un mois avec sursis maximum. Partie civile, la SNCF a demandé 9.200 euros de dédommagement. Sept trains ont dû être arrêtés en raison de la présence des militants, selon l'avocat de la compagnie, Me Antoine De Brek. Le tribunal rendra sa décision le 28 janvier.
Entre 100 et 200 militants se sont rassemblés avant l'audience devant le palais de justice dont les grilles étaient placardées de banderoles contre le nucléaire et le projet de ligne à très haute tension qui doit acheminer l'électricité produite par le futur EPR (réacteur à eau sous pression) de Flamanville (Manche). Des élus Verts étaient présents. "Nous ne nions pas l'illégalité de notre action mais nous demandons la relaxe car elle est légitime. Il s'agit de rendre visible ce que l'industrie nucléaire cache, de dénoncer le danger de ces convois de déchets radioactifs dont personne ne sait au final que faire", a déclaré avant l'audience à l'AFP un des prévenus, François.
"Il y a en moyenne un train nucléaire par jour qui passe par Caen pour La Hague. On laisse des policiers cotoyer des wagons qui contiennent l'équivalent en contamination d'une demi-centrale alors qu'en Allemagne ils n'ont pas le droit d'être à moins de sept mètres", a ajouté Dominique Malvaud, de Sud-Rail, venu témoigner devant les juges.
L'action de ces militants du Groupe d'action non violent antinucléaire (Ganva), organisation informelle membre du réseau Sortir du nucléaire et dont la première action date de 2007, avait eu lieu le 1er juillet près de Bayeux. En décembre 2003, le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) avait relaxé cinq militants écologistes poursuivis pour entrave à la circulation d'un train de combustible nucléaire usagé en février 2003 à Sepmeries (Nord). Les militants niaient avoir bloqué eux-mêmes le convoi.
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