Le Blogueur est dans le pré

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mardi 28 juillet 2009

Régionales 2010 : la position des Verts des Pays de la Loire

jpmLe 7 juin dernier, lors des élections européennes, les électeurs des Pays de la Loire ont placé la liste Europe Ecologie en seconde position, derrière celle de l’UMP et devant celle du Parti Socialiste.

Les Verts Pays de la Loire voient dans ce résultat indiscutable un souhait manifeste de l'électorat de voir l'écologie politique prendre une part prépondérante dans la conduite des politiques publiques de la Région, car les écologistes sont les seuls à apporter une réponse globale aux différentes crises que traverse notre société : crises sociales, crises économiques, crises financières, crises climatiques, crises environnementales.

Fort de ce constat, le Conseil Politique Régional des Verts des Pays de la Loire (CPR) a adopté à l'unanimité, une motion stratégique en trois points :


jpm

  • Le CPR des Verts Pays de la Loire décide de prolonger la dynamique Europe Ecologie et engage toutes les démarches pour la constitution d’une liste de Rassemblement des Ecologistes « Europe Ecologie Pays de la Loire » pour les élections régionales de mars 2010,
  • Les Verts prennent l’initiative de constituer un Comité d’Animation Politique (CAP) régional d’Europe Ecologie au sein duquel seront créés des groupes de travail sur l’élaboration du projet et la conduite de la campagne,
  • Le Conseil Politique Régional des Verts Pays de la Loire demande à Jean-Philippe Magnen, Porte-parole de la campagne des Européennes, de conduire ce processus comme chef de file et de prendre tous contacts et dispositions pour faire aboutir ce processus.

Cette motion stratégique sera soumise à une Assemblée Régionale Extraordinaire convoquée pour le 20 septembre prochain.

Notre stratégie ne souffre d'aucune ambiguïté : nous voulons, dans ces élections régionales, voir grandir les responsabilités des écologistes. Nous savons où sont nos partenaires pour agir, c'est avec la gauche que nous constituerons des majorités dans les Conseils régionaux.

Photo : Jean-Philippe Magnen, accroupi à gauche, en compagnie de Nicole Kiil-Nielsen et de Yannick Jadot lors de l'inauguration du local de la campagne des européennes à Nantes

mardi 14 juillet 2009

Les députés européens ont rejoint Strasbourg à vélo !

Ce mardi 14 juillet Ouest-France a fait sa Une avec la rentrée des Eurodéputés à Strasbourg. Sur la photo Eva Joly est en tête du peloton, suivie de prêt par Yannick Jadot et Catherine Grèze, colistière de José Bové dans le sud est, devant une nuée de journalistes.


En page intérieure c'est Nicole-Kill Nielsen, élue de Rennes qui occupe la vedette de cette rentrée (photo et texte à suivre)

La Rennaise élue par surprise se met en selle

Nicole



Légende de la photo Nicole Kiil-Nielsen (vêtue d'un t-shirt) et Hélène Flautre, élues, l'une de l'Ouest, l'autre du Nord-Ouest, arrivent à vélo au Parlement européen de Strasbourg. : Reuters

En pédalant aux côtés d'Eva Joly dans les rues de Strasbourg, Nicole Kiil-Nielsen arbore un grand sourire. Comme une vingtaine d'autres députés du groupe Verts/Alliance libre européenne, la nouvelle eurodéputée rennaise s'est présentée hier après-midi au Parlement de Strasbourg à vélo, vêtue d'un tee-shirt « Stop Barroso ». Juste à leur arrivée devant l'immense bâtiment, un orchestre interprète L'Hymne à la joie. « J'avoue que je suis émue. »

Début juin, cette militante des Verts et de la cause des femmes, 60 ans cet été, était pourtant loin de s'imaginer au coeur de la machine européenne : « Je me suis présentée avec l'idée de faire un bon score. Pas d'être élue. » Finalement, le 7 juin, elle gagne son ticket pour Bruxelles avec Yannick Jadot, tête de liste du Grand Ouest. « C'est miraculeux, » dit-elle encore aujourd'hui.

Retraite précipitée de l'Éducation nationale

Depuis, elle a l'impression d'avoir toujours une valise à la main et mesure le poids des responsabilités. Il y a aussi les petites fiertés. Dans le groupe Verts, le hasard de l'alphabet l'a placée à côté d'Eva Joly. « On se complète, m'a-t-elle lancé la première fois. Tu es la Française avec un nom nordique, et moi, la Nordique avec un nom français. »

Cette élection « surprise » bouleverse toutefois sa vie de conseillère principale d'éducation dans un collège de la capitale bretonne. « Je pensais encore travailler deux ans pour avoir mes droits à la retraite. » Là, elle vient d'abandonner l'Éducation nationale et, entre mille autres choses, elle prépare le déménagement de son logement de fonction.

Un projet qu'il faut mener de front avec la découverte concrète de la vie de député :s'installer dans ses bureaux des deux parlements, trouver un hébergement bruxellois pour les cinq ans à venir, embaucher deux assistants parlementaires, une Géorgienne et un Breton, louer un local à Rennes pour un collaborateur dans sa circonscription... « Comme je ne pensais pas être élue, je vais avoir des devoirs de vacances », sourit-elle.

Nicole Kiil-Nielsen n'est pourtant pas une novice de l'Europe et de l'international. Son parcours personnel le prouve. Elle a rencontré Lars, son mari danois, au Portugal. Et son ancien poste d'adjointe au maire de Rennes à la solidarité internationale l'a amenée à prendre le thé avec le commandant Massoud dans les montagnes afghanes ou à sillonner le sud de la Cisjordanie.

Ce n'est donc pas un hasard si, à Strasbourg, elle a obtenu une place dans trois commissions :les affaires étrangères, les droits humains, les droits des femmes. Hier, lors de la réunion de son groupe, elle a également eu la confirmation qu'elle sera dans les délégations Afghanistan et Palestine. Elle a aussi eu un avant-goût de l'art européen du compromis. À propos des tractations pour les postes dans les commissions, elle lance à Daniel Cohn-Bendit : « Ã€ gauche ». Le président de groupe lui répond gentiment : « Si tu ne regardes qu'à gauche, tu vas parfois te tromper dans ce Parlement. » La vie d'eurodéputée commence.

Gilles KERDREUX.

jeudi 2 juillet 2009

THT : Yannick Jadot, Député européen, s'adresse au Préfet de la Manche

Yannick Jadot, député européen, s'est adressé dans une lettre ouverte à Jean-Pierre Laflaquière, Préfet de la Manche, dans le cadre de l'enquête publique sur la ligne THT.

Monsieur le Préfet,

Comme vous le savez, le projet de ligne THT Cotentin Maine soulève de nombreuses oppositions, et la population concernée est mobilisée malgré les pressions et les propositions de compensations financières.

Pour ma part, le 30 janvier, j’ai participé avec François de Rugy, Député de Loire-Atlantique, et les élus locaux à une manifestation symbolique consacrant les communes d’Erbrée (35), de Beaulieu sur Oudon, Fougerolles du Plessis et Larchamp (53) comme « Village Hors Tension ». J’ai aussi rencontré, au cours de la campagne des européennes, de nombreux responsables associatifs, dont ceux de la coordination Stop-THT, qui m’ont fait part de leurs difficultés à faire reconnaître leurs exigences par les autorités administratives et le promoteur du projet. Double photo Elu au Parlement Européen, je vous indique que j’accorde une importance majeure à ce dossier, conséquence directe de la construction d’un EPR à Flamanville dont je considère qu’il s’agit d’une erreur grave pour l’avenir de notre pays.

Quoi qu’il en soit, je vous demande que les récentes résolutions du Parlement Européen, qui souhaite des normes plus protectrices et la mise en place d’une distance de protection entre les lignes et les habitations, ne restent pas sans suite. Ces résolutions vont d’ailleurs dans le sens de la charte de l’environnement et du principe de précaution qui doit évidemment s’appliquer pour ce projet.

Alors que les champs électromagnétiques apparaissent comme un risque émergent, dont il faut protéger les populations les plus faibles, il n’est pas acceptable de continuer à ne pas prendre en compte les éventuels dangers des lignes THT. Pour répondre aux inquiétudes des riverains, il y a bien longtemps qu’une étude épidémiologique aurait dû être lancée.

C’est pourquoi, dans l’attente d’une modification, inéluctable, de la règlementation, je vous demande de :

  • stopper la procédure actuelle sur un projet refusé par la quasi-totalité de la population et des élus locaux directement concernés.
  • organiser une vraie concertation sur les lignes THT, en y incluant les associations et les élus, comme pour le Grenelle de l’Environnement, ce qui permettrait de définir des recommandations strictes avant toute nouvelle construction.

Je vous prie d’accepter, Monsieur le Préfet, mes vigilantes salutations.

Yannick Jadot

Député Européen