
Le dernier numéro du Tournesol, le journal des Verts de la Mayenne vient de sortir.
Son Edito
La crise financière est là . Les experts nous disaient
que la crise qui touchait les USA n’aurait pas de
conséquences en Europe où notre système bancaire
était solide. Volonté de rassurer à tout prix et besoin
de faire croire que l’on sait ce qu’il faut faire, les déclarations
gouvernementales se succèdent au gré des
fluctuations de la bourse et bien évidemment se contredisent
d’un jour à l’autre. Une chose est sure : jamais
le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation
des profits n’aura été appliqué avec autant de
zèle et d’ampleur. On parle en milliards d’euros, puis
dizaines de milliards, et maintenant en centaines de
milliards au niveau européen. Lorsqu’il s’agissait de
financer le revenu de solidarité active, d’augmenter les
bas salaires, d’assurer le fonctionnement des services
publics ou des hôpitaux, c’était impossible car les
caisses étaient vides. Aujourd’hui les milliards coulent
à flot pour venir en aide à la grande finance.
Autre exemple : non contents de faire payer la
crise aux contribuables, Nicolas Sarkozy et François
Fillon détournent les fonds du livret A qui sont destinés
à financer le logement social pour en faire bénéficier
les entreprises. Y a-t-il trop de logements sociaux
? Ne faut-il pas réhabiliter les logements sociaux
existants ? S’il y a crise boursière, ce sont les spéculateurs
qui doivent payer et non pas l’ensemble des français,
et les plus démunis d’entre eux.
Cette crise financière, déclenchée par la spéculation,
révèle un mal profond, celui de la croyance en
une croissance économique infinie sur un modèle du
passé. L’épuisement des ressources naturelles, dont le
pétrole, les changements climatiques annoncés, les
disparités croissantes et insoutenables dans la répartition
des revenus rendent urgent un changement profond
de nos modèles de production et de consommation.
C’est le vaste enjeu qui attend l’écologie politique.
C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre
l’initiative lancée par Dany Cohn Bendit, et reprise
par l’ensemble des Verts lors de leur journée d’été Ã
Toulouse. Rassembler tous les écologistes autour
d’une démarche politique commune pour un changement
de notre mode de développement, pour une décroissance
soutenable de notre empreinte écologique,
pour s’opposer aux politiques productivistes et économiques
libérales mises en oeuvre. Ce rassemblement
trouvera son expression lors des prochaines élections
au parlement européen et devra se poursuivre ensuite.
Face à la montée des difficultés économiques et
sociales dans tous les pays d’Europe, ces listes de l’écologie
porteront une volonté commune de répondre
simultanément aux urgences environnementales et sociales.
Nous savons bien que les premières victimes de
la crise environnementale sont les populations les plus
défavorisées.
Il s'agit de construire un nouvel espace politique
comprenant tous ceux qui se réclament des trois urgences
écologiste, sociale et démocratique. Pour réussir,
le rassemblement de l’écologie devra intéresser et
mobiliser les militants des associations environnementales,
les acteurs de l’économie sociale et solidaire, les
réseaux altermondialistes, les objecteurs de croissance,
les militants des droits humains, les régionalistes, les
acteurs de la solidarité Nord-Sud, les acteurs pour une
consommation responsable.
Nous, Verts de la Mayenne, nous voulons nous inscrire dans cette démarche de rassemblement. Nous invitons les écologistes se reconnaissant dans les valeurs énoncées plus haut à créer, avec nous, un comité départemental afin d'agir tous ensemble.
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