Le projet de très grande porcherie sur lisier avec 1200 truies, soulève nos objections sur les trois volets du développement durable : l’économique, le social et l’environnemental.
Sur le plan économique, ce projet est-il réaliste alors que les éleveurs de porcs vivent depuis un an une crise sans précédent avec l’augmentation du coût des aliments, céréales et soja. Ils perdent de l’argent et demandent des aides publiques. Est-il raisonnable de croire que les prix des matières premières végétales vont baisser et que la consommation de viandes va toujours augmenter ?
Nous disons NON à une production industrielle sous perfusion d’aides publiques.
Sur le plan social, la concentration de la production dans des ateliers industriels s’accompagne de la disparition de nombreuses fermes et des emplois. Il y a d’autres manières de produire du porc, dans des unités plus petites, en respectant le lien au sol, en produisant localement une grande partie de l’alimentation, en utilisant les déjections pour fertiliser sans excès.
Sur le plan environnemental, le dossier produit par la SCEA des Sapins (société civile d’exploitation agricole) pour obtenir l’autorisation d’exploiter n’est pas convaincant. Sur le papier, il y a 364 hectares de surface d’épandage.
A-t-on comptabilisé les déjections des autres animaux présents dans ce secteur ? Et nous savons que les plans d’épandage sont ensuite difficilement contrôlables. Et que penser du système de lavage d’air biologique pour les odeurs ? Il y a encore loin entre les belles formules technologiques et la réalité.
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